La Belgique a tué l’Ecole Supérieure de Communication et de gestion - Fin du combat pour l'ESCG

L’ESCG est contrainte de cesser ses activités d’enseignement. Le projet, légal, rendu difficile depuis plusieurs années, est aujourd’hui asphyxié. La décision a été prise par l’Assemblée générale ce 21 septembre 2018. A ce sujet, un dernier recours introduit en juin 2018 a échoué à faire en sorte que l’Office des étrangers clarifie ses pratiques, ce qui explique la décision de notre dernière Assemblée Générale du 21 septembre 2018.
 


 

Dispositions à l’attention des étudiants administrativement en règle
 

Les étudiants en situation de réussite d’une fin de cycle à l’issue de la délibération du 19 septembre seront contactés par e-mail le mardi 25 septembre afin de convenir des modalités de réception de leur certificat de réussite et de leur diplôme. Si des documents devaient être manquants, et exclusivement dans le cas de figure où le dossier administratif de l’étudiant est en ordre, n’hésitez pas à envoyer un courriel précisant votre code étudiant et l’indication « DIPLOME » en objet à l’adresse suivi@escg.org. Les sollicitations recevables, avec le code étudiant, envoyées avant le mercredi 26 septembre 2018 seront traitées avant le 28 septembre, 18h00.
 

L’ESCG adresse par ailleurs officiellement une ultime demande à l’Office des étrangers, à savoir d’accorder des mesures d’accompagnement particulières à l’égard des étudiants en provenance de son établissement, munis de documents 2017-2018, et qui vont être à la recherche d’une nouvelle école. Ces mesures portent principalement sur la date limite à laquelle un dossier de demande de prolongation de séjour devra être déposé par les étudiants auprès d’une administration communale.
 

A chacun, l’équipe de l’ESCG et les enseignants souhaitent de poursuivre sa formation avec fruit dans d’autres établissements d’enseignement.
 

Dispositions à l’attention des étudiants demandeurs de rejoindre l’ESCG
 

La situation institutionnelle belge nous contraint à la fermeture de l’école. Les démarches entamées par certaines personnes pour rejoindre l’ESCG ne pourront dès lors pas se concrétiser. Nous le regrettons sincèrement. L’ESCG a vainement tenté d’infléchir le cours des choses. Un dernier recours introduit en juin 2018 a échoué à faire en sorte que l’Office des étrangers clarifie ses pratiques, ce qui explique la décision de notre dernière Assemblée Générale du 21 septembre 2018.
 

S’ajoutent à cela l’accueil au niveau des services consulaires, bien trop tardif et les obstructions de la part de l’état belge. L’ESCG n’a pas eu d’autre issue, lors de sa dernière Assemblée Générale que de renoncer à son projet.
 

Communiqué de presse
 

Fin du combat pour l’ESCG
 

La Belgique a tué l’Ecole Supérieure de Communication et de gestion
 

L’ESCG est contrainte de cesser ses activités d’enseignement. Le projet, légal, rendu difficile depuis plusieurs années, est aujourd’hui asphyxié. La décision a été prise par l’Assemblée générale ce 21 septembre 2018. Le préjudice est considérable pour les 164 étudiants en cours de cursus, la trentaine d’enseignants et les 4,5 temps plein administratifs, aujourd’hui dans une impasse.
 

L’octroi des visas d’étude pour les étudiants hors Union européenne qui souhaitent suivre un cursus à l’ESCG est passé de 74% en 2002-2003 à 24% l’année suivante et a été réduit à presque rien en 2017-2018. Les sollicitations de l’école auprès des services de l’Office des étrangers, sans réponse, ainsi que plusieurs démarches en justice n’ont pu infléchir la politique des refus de plus en plus nombreux, très stéréotypés et non motivés, de la part de l’Office des étrangers à l’attention des étudiants demandeurs. « (…) rien dans le parcours scolaire/académique de l’intéressé ne justifie la poursuite de la formation choisie en Belgique et dans un établissement privé, et ce alors même que des formations de même nature et dans les mêmes domaines d’activité, publiques ou privées, non seulement existent au pays d’origine, mais y sont, de plus, mieux ancrées dans la réalité socio-économique locale ». Cette réponse type est révélatrice d’une pratique visant systématiquement à ne pas octroyer une autorisation de séjour. A ce sujet, un dernier recours introduit en juin 2018 a échoué à faire en sorte que l’Office des étrangers clarifie ses pratiques, ce qui explique la décision de notre dernière Assemblée Générale.
 

Un dispositif d’enseignement aujourd’hui impraticable
 

Impossible de poursuivre l’enseignement, selon le modèle créé par l’ESCG. Porté depuis sa création en 1995, bâti à la demande d’étudiants hors Union Européenne, il était basé sur l’ouverture aux autres, le pluralisme et la confrontation des points de vue. Il supposait la liberté d’entreprendre, de s’associer et d’enseigner.
 

Les frais d’étude payés par les étudiants permettaient le fonctionnement de l’ESCG jusqu’ici. Dès lors que la grande majorité des étudiants étaient étrangers hors Union Européenne, empêchés de rejoindre l’école, la survie du projet initial est devenue progressivement intenable. La baisse du nombre des étudiants corrélée à la baisse du nombre de visas accordés, les ordres de quitter le territoire décernés aux étudiants souhaitant rejoindre l’ESCG depuis d’autres écoles belges, autant de facteurs ayant comme ultime issue la remise en cause de l’existence même de l’école, imputable au renforcement d’une politique monolithique portée par le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration. La campagne de presse d’août 2017, dénigrante, pointant du doigt l’ESCG, à tort, a terni l’image d’un établissement par ailleurs déjà fort malmené.
 

L’ESCG a toujours œuvré en conscience de son statut : une école privée qui permettait à des étudiants étrangers de suivre un cursus à un prix raisonnable, les frais d’étude oscillant entre 2745€ et 2895€ par an selon le cycle suivi. L’ESCG n’était ni organisée ni subsidiée par les pouvoirs publics, elle exerçait son droit à la liberté de commerce et d’entreprendre. Les diplômes qu’elle délivrait à ses étudiants finalistes n’étaient pas homologués par les services de la Communauté française de Belgique. Depuis 1995 pourtant, les formations de l’ESCG étaient valorisées au sein de nombreuses entreprises, administrations, écoles ou universités. Une école peut-elle atteindre 20 ans d’âge si la qualité des étudiants qu’elle forme n’est pas reconnue par le monde socio-économique, en Belgique et à l’étranger ?
 

Pas d’année d’études 2018-2019 à l’Ecole Supérieure de Communication et de Gestion
 

Les étudiants en cours de cursus sont, aujourd’hui encore, la préoccupation de l’ESCG. Les résultats et documents administratifs relatifs à l’année d’études 2017-2018, issus de la délibération du mercredi 19 septembre dernier, sont transmis par courriel ou par voie postale aux étudiants administrativement en règle.
 

L’ESCG adresse par ailleurs officiellement une ultime demande à l’Office des étrangers, à savoir d’accorder des mesures d’accompagnement particulières à l’égard des étudiants en provenance de son établissement, munis de documents 2017-2018, et qui vont être à la recherche d’une nouvelle école. Ces mesures portent principalement sur la date limite à laquelle un dossier de demande de prolongation de séjour devra être déposé par les étudiants auprès d’une administration communale.
 

L’ESCG est fière d’avoir accompagné de nombreux futurs professionnels de la communication et de la gestion pendant plus de 20 années, grâce à des enseignants professionnels et dont la qualité n’a jamais été remise en question. L’ESCG estime avoir exploré toutes les pistes de poursuite viable de son enseignement, dans un contexte qui lui était particulièrement hostile. L’ESCG est amère quant à la réalité politique la contraignant à renoncer, bien malgré elle, à la mission qu’elle a remplie avec cœur durant vingt-deux années.
 

Votre contact presse : Anne-Catherine LAHAYE
aclahaye@oselacom.com

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